الاثنين، 8 فبراير، 2016

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le sommaire du livre
 Préface
 Remerciements
 1. Introduction
 2. Prions et encéphalopathies spongiformes transmissibles
 3. Virus et infections virales
 4. Bactéries et infections bactériennes 
5. Champignons d'intérêt médical 
6. Parasites d'intérêt médical 
7. Insectes d'importance médicale et autres ectoparasites Appendices 
Index

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la préface du livre:


La microbiologie médicale est l'étude des micro-organismes pathogènes pour l'homme. Elle a pour principal objectif le diagnostic spécifique des infections, mais embrasse également l'épidémiologie, la pathogenèse, le traitement et la prévention des maladies infectieuses. Bien que l'incidence des maladies microbiennes ne soit pas très élevée dans les pays développés, les épidémies d'infections restent encore inquiétantes. Dans les pays en voie de développement, les maladies microbiennes font un grand nombre de victimes, en terme de morbidité comme de mortalité. Chaque année surviennent, dans le monde, 3 à 5 milliards d'épisodes de diarrhée infectieuse (causés par une trentaine d'agents pathogènes possibles), qui provoquent 5 à 10 millions de décès (principalement des enfants). 

Cependant, même les diarrhées infectieuses deviennent insignifiantes en comparaison des 12 millions de morts causées chaque année par les infections aiguës de l'arbre respiratoire. Des infections comme la poliomyélite, la coqueluche et la typhoïde (qui ont été à peu près éradiquées dans les pays développés) ont encore une forte incidence globale. On estime à 10 milliards le nombre d'infections par le Poliovirus chaque année, occasionnant 10 millions de cas de poliomyélite, et dix mille décès par an. La tuberculose était qualifiée de « capitaine des soldats de la mort » dans l'Europe du dix-neuvième siècle, période au cours de laquelle elle était responsable d'un taux annuel de 500 morts pour 100 000 habitants. Avec les progrès de l'alimentation et des conditions sociales, de la chimiothérapie et de la vaccination, l'incidence de la tuberculose a considérablement décru, Dans les années 60 et 70 par exemple, elle diminuait de 5 à 10 % chaque année. Malheureusement, un plateau a été atteint dans les pays développés avec un taux de 10 pour 100 000 habitants, et une recrudescence a été observée entre 1985 et 1992 avec, par exemple, une augmentation de 20 % de l'incidence aux États-Unis. En plus de la résurgence d' « anciens » germes infectieux, comme Mycobacterium tuberculosis, on assiste à l'identification, voire à l'émergence de « nouveaux » agents pathogènes, allant de pair avec la mise au point de nouvelles technologies, les modifications des modes de vie, et les progrès dans le domaine de la survie médicalement assistée. Nous estimons qu'au cours des deux dernières décennies, deux à trois « nouveaux » pathogènes ont été décrits chaque année. Parmi eux, des virus comme celui de Muerto Canyon (responsable du syndrome pulmonaire à Hantavirus), le virus de l'immunodéncience humaine (responsable du SIDA), ou les Astrovirus (responsables de diarrhées), des bactéries comme Bartonella henselae (responsable de la maladie des griffes du chat), Legionella pneumophila (responsable de la maladie du légionnaire) et Tropheryma whippelii (responsable de la maladie de Whipple), des parasites comme Cryptosporidium parvum et Cyclospora cayetanensis (tous deux responsables de diarrhées), et Strongyloides fullebornii (responsable de décès chez des nouveau-nés en Papouasie-Nouvelle Guinée). On a longtemps espéré qu'avec l'avènement de l'ère des antibiotiques (voire des antiviraux), on disposerait d'armes miraculeuses pour traiter la plupart des infections. Bien qu'initialement ces espoirs aient été concrétisés, des bactéries résistantes à de nombreux IV antibiotiques sont apparues récemment (les « super-microbes »). 

Citons par exemple certaines souches de Salmonella typhi (agent de la typhoïde), résistantes à tous les antibiotiques de première intention (cotrimoxazole, ampicilline, chloramphénicol, tétracycline et ciprofloxacine). La plupart des gènes responsables de la résistance sont portés par des plasmides (ADN circulaire extra-chromosomique), qui peuvent facilement être transférés entre espèces ou genres bactériens. À l'heure actuelle, l'émergence des résistances est à peine en retard sur la production de nouveaux antibiotiques. Ceci est en partie dû au mauvais usage de ces derniers, et en partie à la capacité infinie des bactéries à muter sous la pression des antibiotiques, ainsi qu'à leur vitesse de réplication (dans des conditions optimales, certaines multiplient leur nombre par deux toutes les vingt minutes). Enfin, les nouvelles technologies permettent de mieux comprendre comment les microorganismes causent les maladies, aident à diagnostiquer les infections, et même à définir de « nouveaux » agents pathogènes. Ainsi, bien que le virus de l'hépatite C n'ait pu jusqu'à présent être cultivé artificiellement, la combinaison de techniques de clonage, d'insertion dans des vecteurs, d'amplification par PCR et d'expression du génome viral, ont conduit à la mise au point d'outils de diagnostic et de typage. Lobjectif de cet atlas est de fournir un cadre permettant de comprendre les agents pathogènes (prions, virus, bactéries, champignons, protozoaires et parasites pluricellulaires) qui infectent l'homme. Leurs caractéristiques, les infections qui leur sont associées et leur diagnostic spécifique sont décrits en images, tableaux et arbres décisionnels. Nous espérons réussir à transmettre à nos lecteurs une partie au moins de notre enthousiasme pour ces questions.

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